la pauvreté n’est pas un phénomène unidimensionnel pouvant être résolu de façon sectorielle.C'est d’un problème multidimensionnel qui nécessite des solutions multisectorielles.

Les droits des femmes sont des droits, théoriques ou réels, dont la défense est un objectif afin de parvenir à une société plus égalitaire.

tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable

L’éducation est un droit essentiel, qui permet à chacun de recevoir une instruction et de s’épanouir dans sa vie sociale.

S’il n’y a pas de vie, les autres droits fondamentaux n’ont plus de raison d’exister.Le droit à la vie est un droit universellement reconnu pour tous les êtres humains.

Les groupes d’auto-défense " Koglweogo"



Le Burkina Faso est en proie à l’insécurité, les vols à main armée, le vol de bétail sont devenus le quotidien des Burkinabé. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer car les forces de défense et de sécurité ainsi que toute la chaîne judiciaire peinent à freiner le fléau qu’est l’insécurité.
Pour combler ce déficit, des groupes d’auto-défense sont nés pour assurer la sécurité et lutter contre les bandits. Le principe est naturel car l’homme, pour sa survie, développe des stratégies pour son propre épanouissement.
De nos jours, des groupes d’auto-défense font couler beaucoup d’encre et de salive ; il s’agit du ‘’koglweogo ‘’.
Certaines personnes soutiennent sans dépit leurs actions et d’autres les condamnent avec la dernière énergie.
Pour le premier camp, l’Etat ayant failli à sa mission de protection des personnes et des biens, c’est tout à fait logique que les populations s’organisent pour se protéger .Pour les détracteurs de ces groupes, les ‘’koglweogos’’ n’ont pas leurs raisons d’existence dans un Etat de droit qu’est le Burkina Faso.
Ces groupes prônent la violation des droits humains et pourraient se transformer en monstres incontrôlables.
Il faut donc analyser le problème de fond en comble pour que notre vie en société ne se transforme en calvaire.
La mission de ces groupes devrait aider l’Etat à lutter contre le fléau de l’insécurité et non se transformer en police judiciaire .La torture, les exécutions et violation des droits humains devraient cesser. Il faut donc impérativement recadrer ces groupes pour éviter le pire dans notre pays.
                                  
                                                                                                                            Ousmane Derra
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Rôle et importance des juges dans un Etat de droit

Le magistrat est un fonctionnaire de justice garant des règles institutionnelles. Certains magistrats relèvent de l’ordre judiciaire et d’autres de l’ordre administratif.

Parmi les magistrats de l’ordre judiciaire, on distingue les magistrats du siège ou juges indépendants du pouvoir, et les magistrats du parquet, les procureurs, qui représentent la société et qui font appliquer la loi.

Nature et conditions de travail.

Selon qu’ils appartiennent au siège ou au parquet, les magistrats ont des activités très différentes.

Les magistrats du siège ou « magistrature assise »

Les magistrats du siège appliquent la loi et rendent des jugements conformes au droit.
Suivant qu’ils sont chargés des affaires civiles (litiges entre particuliers) ou pénales (sanctions de délits), les juges peuvent occuper différents postes.

Le juge au tribunal de grande instance tranche l’ensemble des conflits entre particuliers, alors que le juge d’instance ne traite que des affaires qui ne sont pas attribuées à une autre juridiction et qui sont inférieures à une certaine somme (endettement, contraventions, loyers impayés…).
Le juge d’instance doit faire preuve d’un grand sens humain et d’un contact simple et direct. Il doit avoir des connaissances dans de nombreux domaines, surtout s’il exerce dans un petit tribunal où il peut être seul.
Il peut être amené, dans le cadre d’un dossier, à se déplacer sur le terrain afin de constater des faits et essayer de trouver une solution amiable.
Le juge de police gère toutes les infractions au code de la route , le juge des tutelles est principalement chargé de protéger et de surveiller la gestion des biens des mineurs ou des majeurs ne disposant pas de toutes leurs facultés mentales. Il. intervient dans le cadre de contentieux familiaux.
Il traite des demandes de divorce ou des conflits d’autorité parentale.
Il doit proposer des mesures de conciliation et prendre des décisions provisoires pendant la procédure de divorce. Il définit les droits de garde et de visite d’enfants, il règle les demandes de révisions des pensions alimentaires.

Le juge d’instruction dirige les enquêtes pénales et commandite les investigations policières.
Il décide de la mise en examen ou du non-lieu. Le juge des libertés et de la détention décide du maintien en liberté d’un prévenu ou de son placement en détention provisoire.
Le juge de l’application des peines détermine les mesures applicables aux détenus après leur jugement. Il décide des mesures applicables aux détenus en vue de leur réinsertion.
Il suit également les mesures de mise à l’épreuve et les peines de travail d’intérêt général. En milieu carcéral, il préside la commission d’application des peines (représentée par les surveillants de prison, des médecins…).Enfin, le juge des enfants sanctionne les mineurs délinquants, tout en privilégiant les mesures éducatives.
Il intervient dans le cas de mineurs en danger, lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d’un enfant sont menacées ou quand les conditions de son éducation semblent compromises.
Le juge des enfants travaille en étroite collaboration avec les services sociaux et éducatifs.

Le juge ne prononce son verdict qu’après avoir étudié le plus objectivement possible le dossier et entendu accusés comme accusateurs exposer leurs arguments. Lui seul fixe les sanctions et les peines, ordonne les dommages et intérêts.

Les magistrats du siège sont indépendants et inamovibles. Ils doivent pouvoir exercer leur fonction en toute liberté vis-à-vis du pouvoir politique. Ils ne peuvent être ni révoqués ni déplacés contre leur gré.

Le parquet ou « magistrature debout » ou ministère Public

Beaucoup moins nombreux que les juges, les magistrats du parquet, procureurs de la République ou substituts, sont les défenseurs de l’ordre public.

Ils reçoivent les plaintes et sont chargés d’une double mission : décider de l’opportunité éventuelle des poursuites contre l’auteur d’un délit et requérir une peine contre le prévenu devant le tribunal lors d’un procès.
Ils ne rendent pas de jugement, mais jouent le rôle d’accusateur.

En amont, ils dirigent les enquêtes de police et contrôlent les gardes à vue. Le « parquetier » est placé sous l’autorité directe du garde des Sceaux (ministre de la Justice). Ce dernier est habilité à lui donner des instructions relatives à l’application de la politique pénale du gouvernement.

Les magistrats du parquet ont des contraintes horaires très lourdes : week-ends, permanences.

Le Procureur de la République
Le Procureur de la République intervient d’un bout à l’autre de la chaîne pénale ainsi que dans le domaine de la justice civile (pour des changements de nom, les questions d’adoption...). Il est présent dans des procédures de nature commerciale et occupe une place de plus en plus affirmée dans la vie sociale où il engage des actions de prévention.
Le substitut et le procureur constituent le Parquet. Lorsqu’il s’agit des cours d’appel et de cassation, on les appelle procureur général et substitut général.

Le Substitut du Procureur
Ce magistrat du parquet représente le ministère public. Il travaille sous l’autorité du procureur de la République. Le substitut du procureur intervient dès qu’une infraction est constatée. S’il engage des poursuites, il dirige l’activité des services de police judiciaire. S’il envoie les prévenus devant le tribunal, il réclame une peine à l’audience. Il gère par ailleurs la vie du détenu car il participe aux commissions d’application des peines.

Les magistrats de l’ordre administratif sont, quant à eux, en charge de tout le contentieux avec l’administration.
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Le début du quinquennat du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP)


Plus de deux mois après l’investiture du Président Rock Marck Christian KABORE, les burkinabè commençaient à se remettre de la longue crise, consécutive à la volonté du régime Compaoré de modifier l’article 37 de notre constitution (pour s’éterniser au pouvoir), ainsi que de celle de mettre en place un SENAT.
Cette crise, qui précède les multiples mutineries dont celles de 2011, a endeuillé la nation et l’a plongée dans une crise essentiellement économique et sociale.
Nous étions ainsi loin de surprises désagréables quand, le 15 janvier 2016, pour la première fois de l’histoire notre pays, un attentat frappait lâchement et de façon barbare le centre de la capitale, laissant un lourd bilan.
Cet attentat, premier du genre, perpétré par des mains manipulées, portant la signature du groupe tristement célèbre ALMORABITOUNE, du non moins tristement célèbre Moctar bel moctar d’ACQMI, prétendu représentant de la nébuleuse ALQUAIDA en Afrique de l’ouest, a provoqué la stupeur, l’indignation et surtout , a réuni les burkinabè , prêt à défendre la patrie en danger.
Il faut reconnaître que les terroristes ont profité d’un moment de flottement dû au long temps mis pour désigner un Premier Ministre, sans compter la longue attente pour la formation du gouvernement.
Immédiatement, après l’attaque terroriste, le pays devait faire face à des incendies ciblés de marchés, de citernes dont le point culminant à été l’attaque de la poudrière de YIMDI.
L’attaque de la poudrière de YIMDI a connu son dénouement par l’identification et l’arrestation de ses auteurs qui n’étaient autres que les anciens soldats du défunt Régiment de sécurité présidentielle.
Sur toutes ces affaires, les burkinabè attendent les procès et les verdicts.

Les affaires urgentes évacuées , le Premier Ministre Paul Kaba THIEBA , le messie venu du temple de la finance Ouest africaine de Dakar , après la formation de son gouvernement, s’est livré au sempiternel long , creux, inutile et ennuyeux discours à la nation pour faire rêver les naïfs et les crédules en leur faisant miroiter monts et merveilles et de conclure en affirmant tout de go , que les caisses de l’Etat étaient vides. Dans la même foulée, ce fut au tour des députés d’effectuer leur entrée par l’l’élection non surprenante de monsieur Salifou Diallo à la tête de la représentation parlementaire.
En effet, après la prise de kosyam par Monsieur Rock Marck Christian KABORE, le positionnement de Monsieur Simon Compaoré en véritable numéro un, (déguisé) en numéro deux au sein du gouvernement), logiquement, la présidence de l’Assemblée Nationale revenait de droit à monsieur Salifou Diallo.
Le décor étant planté, les burkinabés qui ploient sous les problèmes socio-économiques, et n’ayant surtout pas oublié les promesses électorales du candidat du MPP actuellement au pouvoir, commencent à s’impatienter et à interpeller le gouvernement sur des propositions concrètes à même d’améliorer leur vie quotidienne.
Ainsi, le gouvernement est fortement interpelé sur la question de sécurité qui est importante aux yeux de la population, surtout en relation avec les attaques terroristes.
Dans le même chapitre, le phénomène des milices villageoises de sécurité (KOGLGWEGO), qui divisent les burkinabés, doit être réglé de façon républicaine, n’en déplaise aux défenseurs de ces hordes sans foi ni loi, qui constituent une entrave à la République et menacent l’existence de l’Etat burkinabè.
Sur le chapitre des revendications salariales, c’est le corps de la magistrature qui ouvre le bal.


E. Faustin KONSIMBO
Directeur de publication

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